Comprendre et bien choisir sa laine à tricoter

Suite à mon article sur les débuts au tricot, vous avez été très nombreuses à m’en demander un second pour clarifier les types de laine, leurs qualités, leurs épaisseurs, comment les reconnaître et comment bien les choisir. Je m’y suis donc attelée et voici un (pas si) petit guide spécial laine qui vous permettra, j’espère, d’y voir plus clair.

Sur l’étiquette de votre laine, vous trouverez tout un tas d’informations: épaisseur du fil, matière, nombre de brins, métrage, échantillon… Mais à quoi servent-elles ? En quoi sont-elles utiles pour choisir la bonne laine pour votre projet ? Nous allons donc les passer en revue ici.

Bien choisir sa laine à tricoter

Bien choisir sa laine à tricoter

PELOTES OU ECHEVEAUX ?

Commençons par un vrai basique : quelles sont les différences entre une pelote et un écheveau ?

Bien choisir sa laine à tricoter

Le poids :
Un écheveau équivaut quasi toujours à 100gr de laine. Il en existe certains de 50 gr voire 25mais c’est assez rare. Cela arrive pour les matières très nobles à haut prix tel que le cachemire (afin de ne pas trop choquer le client par le montant).
Les pelotes font quasiment toujours 50gr. Encore une fois, il y a des exceptions mais qui sont plutôt rare.
Dans tous les cas, faites attention au poids de la laine que vous achetez car cela influera immédiatement sur le prix mais également sur le métrage disponible.

Le conditionnement :
Une pelote peut être tricotée telle quelle. Il vous suffit d’en identifier l’extrémité et c’est parti. En revanche, il est impossible de tricoter un écheveau tel quel. Il vous faudra impérativement le bobiner pour en faire une pelote. Gare à vous si vous vous y essayez, vous finirez avec un imbroglio de nœuds indémêlables !
Mais alors pourquoi ne pas proposer toutes les laines en pelotes directement ? D’une part le stockage est beaucoup plus facile avec les écheveaux qui sont plus plats que les pelotes et s’empilent mieux. Par ailleurs, il me semble (à confirmer) que c’est le format standard de toutes les filatures pour vendre la laine aux teinturiers.
Pour mettre un écheveau en pelote, vous pouvez utiliser un dévidoir et un bobinoir. C’est très utile si vous tricotez beaucoup d’écheveaux (c’est ce que j’ai). Si ce n’est pas le cas, vous pouvez aussi le faire à l’ancienne : à la main ! Veillez alors à bien tendre votre écheveau (sur le dossier d’une chaise, autour de vos genoux et, encore mieux, autour des bras de votre cher et tendre) avant de le dévider et de former la pelote vous-même.

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Sachez que de nombreuses boutiques (même en ligne) offre la possibilité de mettre les écheveaux en pelotes pour vous. N’hésitez pas à vous renseigner.

Vaut-il mieux choisir des pelotes ou des écheveaux ?
Cela n’a aucune importance. C’est la qualité de la laine qui compte. Le conditionnement dépend uniquement de la société qui vous aura vendu la laine.

Les brins, on s’en fiche ?

Et bien non, figurez-vous ! Ce n’est pas aussi important que le poids de la laine (que nous aborderons juste après) mais cela contribue tout de même à bien comprendre le rendu qu’aura votre projet fini.

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Laine single à gauche et retordue à droite

En effet, on distingue deux grands types de laine « single » ou « retordue ».
La laine single ou mèche est composée d’un seul brin qui n’aura pas été « twisté » sur lui-même. Son rendu sera plus duveteux et moelleux. En revanche, il sera aussi plus fragile. Le fil se cassera plus facilement car la fibre est moins solide. De plus, le risque de bouloche sera plus élevé car la fibre reste très proche de son état naturel et n’aura pas été mise en forme. Le frottement entrainera donc plus de boulochage.

Les fils retordus seront composés de plusieurs brins. Le filage de ces laines consiste à prendre ces brins et à y appliquer une torsion afin de former un fil final résistant et lisse. Cela garantira une meilleure définition à vos points. Ce type de laine sera à privilégier pour des travaux de dentelle ou des torsades qui se verront beaucoup mieux que sur de la single.

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Laine single à droite et retordue à gauche

Attention, le terme « ply » en anglais n’a rien à voir avec le nombre de brins (bien que ce soit sa traduction littérale) comme on pourrait le penser de prime abord mais définit le poids de la laine. Une laine single peut donc tout à fait entrer dans une catégorie « 2 ply ».

Lace, Fingering, DK, Aran… Kesako ?

Voilà bien des termes barbares pour décrire l’épaisseur du fil ! Pourtant, il ne s’agit que de ça. Le type de laine est défini en fonction de son métrage par gramme. Comme expliqué plus haut, le conditionnement de la laine est toujours défini en fonction de son poids. Quelle que soit l’épaisseur de la laine, vous acheterez quasi toujours 50 ou 100gr de laine. De ce fait, le métrage total disponible variera grandement en fonction de l’épaisseur de la laine. Plus la laine sera fine, plus le métrage sera important pour 100gr. On peut facilement passer de 600m pour de la lace à 50m pour de la bulky.

Bien choisir sa laine à tricoter

Passons donc en revue chaque type de laine avec ses principales caractéristiques :

Cobweb (1ply) : il s’agit de fils tellement fins qu’ils doivent nécessairement être tricotés en supplément d’une autre laine. Un écheveau de 20gr contient 480m soit 2400m au 100gr ! Je n’en ai jamais ni vu ni utilisé et ne peut donc pas vous en dire beaucoup plus.

Lace (2 ply) : Un écheveau de 50 gr contient environ 400m de fil (soit le double d’une fingering). Elle se tricotera en simple avec des aiguilles très fines, entre 2 et 3,5 en fonction du rendu souhaité). Vous pouvez également la tricoter un double (avec des fils ensemble) pour l’épaissir et obtenir le rendu d’un fil Fingering ou Sport. C’est un fil qui sera privilégié pour les ouvrages de dentelle et qui nécessitera beaucoup de patience.

Light fingering (3 ply) : c’est un fil à peine plus fin que sa grande soeur fingering. Un écheveau contiendra un peu plus de 400m. Cette laine se tricote avec des aiguilles 3 à 4.  Elle sera préconisée notamment pour tricoter des projets nécessitant finesse et grande résistance tel que les chaussettes ou les mitaines qui subissent beaucoup de frottement.

Bien choisir sa laine à tricoter

Light fingering

Fingering (4 ply) : C’est LE fil de prédilection pour tricoter des pulls ou des châles. Un écheveau contiendra environ 350 à 400m. La fingering se tricote avec des aiguilles 3,5 à 4. Personnellement, je trouve que la taille parfaite est 3,75.

Bien choisir sa laine à tricoter

Fingering

Sport (5 ply) : la laine sport est un chouïa plus épaisse que la fingering, elle sera également très utilisée pour des pulls. C’est une épaisseur que j’aime beaucoup. Un écheveau comptera 280m et se tricotera en aiguilles 4 à 4,5.

DK (8 ply) : DK signifie « double knit », elle est donc exactement deux fois plus épaisse que la fingering. C’est une laine que j’affectionne pour les gros pulls d’hiver, les gilets ou les bonnets. Un écheveau contiendra 200m et se tricotera en aiguilles 4,5.

Bien choisir sa laine à tricoter

DK

On rentre maintenant dans la catégorie « grosses laines ». J’en tricote beaucoup moins. Je n’affectionne pas les grosses aiguilles et je ne suis pas fan du rendu. C’est totalement personnel bien sûr.

Worsted ou Aran (10 ply)  : Cette laine se tricotera en aiguilles 4,5 à 5. Un écheveau contient 180m de fil environ.

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Worsted / Aran

Bulky (12 ply) : Cette laine se tricotera en aiguilles 5,5 à 6. Un écheveau contient 100m de fil environ.

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Bulky

Chunky : Rentre dans cette catégorie (à ma connaissance), tous les fils supérieurs à la bulky. Pas de règles donc mais de grosses aiguilles. J’ai l’impression dans ces moments-là que je me transforme en Buffy contre les vampires et que je tricote avec des pieux !

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Chunky

Récapitulatif

  Cobweb Lace Fingering Sport DK Worsted Aran Bulky Chunky
Ply 1 2 4 5 8 10 10 12 12
Métrage / 100gr 2400 800 400 280 200 150 150 100 90
Aiguilles 2,5 – 3 3,5 – 4 4 4 – 4,5 4,5 – 5 4,5 – 5 5,5 – 6 7
Echantillon (10cm) 35 – 40 mailles 28 – 32 mailles 26 – 30 mailles 24 – 26 mailles 20 – 24 mailles 18 – 22 mailles 18 – 22 mailles 12 – 16 mailles 10 mailles

 

Les matières ?

Il existe de nombreuses matières premières utilisées pour créer des fils à tricoter. Elles peuvent également être mélangées afin d’utiliser le meilleur de chacune pour créer un fil spécifique.

Toutes les laines ne seront pas bonnes pour les mêmes ouvrages. Tricoter des chaussettes en 100% soie par exemple n’aura auun intérêt, elles seront glissantes et très peu résistantes.
Essayons d’y voir plus clair.

Les matières premières

Les naturelles :

Il existe deux types de matières premières naturelles : animale ou végétale.

Alpaga : cette laine provient de l’animal du même nom, cousin du lama, que l’on trouve en Amérique du nord. C’est une laine chaude et de qualité mais dont le prix reste tout à fait abordable. Toutefois, certains y sont sensibles et ne la supportent pas à même la peau (c’est mon cas). Le Baby Alpaga provient de la laine des bébés alpaga et sera considérablement plus douce que celle issue des toisons des adultes.

Angora : cette laine provient des lapins du même nom. C’est une laine très chaude, très duveteuse et très mousseuse. Inutile d’essayer d’y tricoter de la dentelle ou des torsades, cela ne se verra pas, perdu dans les longs poils de cette laine. C’est une matière première assez chère. j’ai découvert récemment que les lapins angoras était parfois traités avec une cruauté absolue (notamment en Chine), évitez donc d’acheter ce type de laine de façon industrielle ou renseignez-vous bien sur sa provenance.

Cachemire : la laine la plus noble entre toutes. Elle provient d’une race de chèvres particulières de l’Hymalaya. Toute la toison n’est pas utilisée pour créer le cachemire, uniquement le duvet le plus proche de la peau de l’animal. Il y en a donc peu et le processus de filage est plus complexe. C’est de la douceur a l’état pur. La rareté et la qualité de ce fil en fond un produit luxueux et donc, forcément, cher. Le cachemire est souvent mélangé à d’autre fil, tel que le mérinos, pour le rendre plus abordable.

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Cachemire

Chameau : on trouve désormais de la laine de chameau. Je ne l’ai jamais testé donc je ne peux vous en dire grand chose. C’est à ma connaissance une laine très chaude, un peu rustique et peu élastique.

Coton : la laine est créée à partir de la fleur de coton. C’est un fil léger qui conviendra très bien pour des ouvrages de printemps et d’été car très aéré. Il est plutôt raide et sans douceur (sans être rêche non plus). Attention toutefois, la définition du point est particulièrement bonne avec le coton et, de ce fait, le moindre défaut se verra. Il passera facilement en machine et sera très apprécié pour la layette.

Laine : elle est issue du mouton, il en existe une multitude en fonction de la race et de la provenance. C’est la laine « par défaut », celle qui paraît évidente pour tout le monde. Son rendu sera rustique et résistant. Elle n’est pas particulièrement douce et peut même se révéler piquante en fonction de la race utilisée. La laine de mouton est solide et durera dans le temps. C’est aussi un des meilleurs rapport qualité-prix. J’en utilise principalement pour les gros ouvrages qui nécessite beaucoup de métrage. Je l’aime particulièrement pour les gros gilets.

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Mérino à droite et Alpaga-cachemire à gauche

Lin : le lin provient d’une plante. C’est un fil proche du coton dans ses caractéristiques mais encore moins élastiques. Il est très solide dans le temps.

Merino : la laine mérino provient principalement d’une race de mouton australien. je lui dédie une catégorie autre que « laine » car c’est ma qualité préférée. C’est une laine très douce, ronde, souple et résistante. Elle tient bien chaud sans faire transpirer. Et surtout, elle ne pique absolument pas. C’est de loin ma laine préférée.

Mohair : le mohair provient des chèvres angora (très différents des lapins angora). C’est une laine fine et duveteuse. Elle est principalement utilisée en complément d’une autre fil plus épais pour y apporter son effet mousseux. La Kid Mohair est très connue. Personnellement, certaines me démangent énormément.

Soie : la soie provient des cocons de vers à soie. Cette laine sera extrêmement brillante et souple. J’aime que mes écheveaux de mérinos contienne un peu de soie pour y ajouter de la brillance.

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Mérino à gauche et angora à droite

Les synthétiques :

Acrylique : l’acrylique peut être utilisé en complet remplacement de la laine. Il existe des pelotes 100% acrylique. C’est une laine totalement synthétique issue d’une procédé chimique. Elle est extrêmement peu chère, très résistante. Elle sera appréciée pour les tricots pour enfant car elle est infeutrable et passe donc très bien en machine. En revanche, elle bouloche beaucoup et risque de vous faire transpirer.

Nylon : le nylon est utilisé afin de rendre plus résistant certains fils. C’est une matière plastique qui ne craint pas les frottements.

Les principaux mélanges

Je ne vais vous parler ici que de ceux que je connais et utilise. Je ne doute pas qu’il en existe beaucoup d’autre bien sûr. 🙂

La laine dites « à chaussettes » : elle contiendra idéalement du nylon afin de rendre le fil plus résistant au frottement et garantir la longévité des chaussettes.

MCN : la Merino Cachemire Nylon est une laine très douce tout en étant résistante, le top quoi !

Mérisoie : mélange mérinos et soie pour de la douceur et de la brillance

Alpaga cachemire soie : encore un mélange super super doux et brillant avec, en plus, un aspect duveteux dû à l’alpaga.

L’échantillon, un mal nécessaire ?

Vous allez me dire que je radote mais je l’explique par mon grand âge. Donc oui, nous allons reparler de l’échantillon. Promis, je fais vite.

Oui, l’échantillon « type » de votre laine est indiqué sur son étiquette. On peut donc naturellement penser que s’il correspond à celui de votre patron, cela suffit. Et bien pas du tout !!
Comme on l’a vu plus haut, vous pouvez utiliser différentes tailles d’aiguilles pour votre laine et je peux vous assurer que même 1/2 taille peut faire toute la différence.
De plus, nous ne tricotons pas tous de la même manière : plutôt lâche ou plutôt serré.

Enfin, et vous allez rire, l’échantillon indiqué dans le patron correspond à celui du projet fini après blocage. Il faut donc tricoter votre échantillon, puis le bloquer avant de pouvoir le mesurer. Toutes les laines ne réagissent pas pareil au blocage : certaines se détendent énormément, d’autres non. Cela dépend aussi du point utilisé.

Bref, si vous voulez être sûre que votre laine conviendra pour votre projet : tricotez votre échantillon et donnez lui un bain !

Conclusion : Comment choisir la bonne laine pour son ouvrage ?

Bien choisir sa laine à tricoter

Pour bien choisir votre laine, faites d’abord confiance à votre patron ! Si la créatrice conseille une la laine fingering retordue, n’allez pas tenter une version en DK single. Les proportions et le rendu n’auront rien à voir.
Vous pouvez bien sûr prendre des libertés :
– tricoter avec un fil un peu plus fin ou un peu plus épais en adaptant la taille. Par exemple, tricoter une taille XS plutôt que S en passant d’un fil fingering à Sport.
– tricoter un modèle en laine single plutôt que retordue
Toutefois, interrogez-vous d’abord sur la raison du choix de la créatrice. Des mitaines en laine single ne survivront pas longtemps et finiront rapidement toute boulochées voire trouées sous la friction permanente.

Rendez-vous sur Ravelry et regardez les ouvrages déjà réalisés. Vous y trouverez une mine d’inspiration.

Enfin, comme nous l’avons vu plus haut, réfléchissez à ce que vous attendez de votre ouvrage :
– quand souhaitez-vous le porter ? En été ou en hiver ?
– quelle est la pièce en question ? Un pull, un gilet, des chaussettes ?
– quelle est l’épaisseur recommandée ?

Une fois tous ces éléments en tête, vous aurez déjà bien délimité votre recherche !

J’espère que cet article vous aura plu et surtout, qu’il vous sera utile. J’y ai passé vraiment beaucoup de temps mais, n’étant pas à l’abri que des erreurs s’y soient glissées, n’hésitez pas à me le dire si vous en voyez.
A bientôt.
Lise

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66 réflexions sur “Comprendre et bien choisir sa laine à tricoter

  1. Cha la tortue dit :

    MERCI infiniment Lise pour cet article !! J’y vois maintenant beaucoup plus clair … J’avais du mal à distinguer la DK de la sport de la worsted, c’est chose faite !!
    Tes articles sont toujours très intéressant, merci pour ce blog 🙂

  2. natacha dit :

    je suis nouvelle à suivre ton blog. mais à la lecture de ce dernier, je nous ai trouvé bcp de points communs étant une touche à tout aussi: je maitrise (enfin presque) la couture, je me suis remise au tricot, je me suis lancée dans le crochet et à ma grande surprise (et grâce à ma belle soeur chérie) je m’en sors plutôt bien ! ah oui j’ai aussi commencé à prendre des cours de dentelle aux fuseaux

    En tout cas merci bcp, ça éclaire ma lanterne. il est vrai que je suis un peu perdue dans tous les types de laines, de grosseurs… en général j’achète la laine préconisée dans le modèle. mais il fut un temps j’ai eu une folie j’ai acheté bcp de pelotes et d’écheveaux de cachemire, d’alpaga… et je me suis fixé comme objectif cette année d’en utiliser un max.
    ah oui et merci aussi pour m’avoir orienter vers ravelry, je ne connaissais pas et je me suis donc créer un compte et j’espère trouver le temps de le remplir et le mettre à jour.
    je continuerais de te lire avec attention.

  3. Atelier de Claire dit :

    Merci beaucoup pour cet article très instructif !
    Cela m’éclaire notamment sur les appellations anglophones des types de laine en fonction de leur ratio métrage/poids, et sur les tailles d’aiguilles à utiliser en fonction. Jusque là, je nageais un peu en eaux troubles à ce sujet et je vais donc imprimer ton petit tableau récapitulatif pour l’avoir toujours sous la main.
    Autrement, pour compléter ton billet, concernant les différentes matières, je pense aussi à la viscose qui est une matière végétale (parfois issue du bambou) d’une grande douceur et se rapprochant de la texture du coton. Pour ma part, mais c’est sûrement personnel, je trouve le fil de coton plutôt doux et d’aspect satiné, mais un ouvrage en 100% coton sera tout de même assez lourd en poids car la densité du fil est importante et il aura souvent tendance à se détendre au blocage. Le fil de lin est en effet beaucoup plus réche, et aussi d’un aspect plutôt mat.
    Et puis, autre petite précision qui peut servir, concerne la matière synthétique polyamide qui est en fait l’autre nom pour le nylon. Sur certains fils, c’est cette appellation qui est employée et j’ai réalisé assez récemment que c’était la même composition !
    J’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir ajouté mon grain de sel …
    Un grand merci encore une fois pour tout ce travail de synthèse que tu as fourni, c’est énorme et me sera bien utile 🙂
    Bises et à bientôt, avec tous mes voeux également pour cette nouvelle année,
    Claire

  4. Sandra dit :

    Tu es un amour ! C’est article est parfait, complet et très très compréhensible, bravo. Tu es la reine du tricot !
    ps : hum la semaine dernière je t’ai un peu zappé hein. Désolé j’ai été malade + retour des fêtes en famille + programme chargé bref pas eu le temps. Du coup je te souhaite une bonne année ma belle et je ne désespère pas qu’on puisse se voir un jour 😉

  5. Emma dit :

    Merci beaucoup! Depuis le temps que je cherchais un article comme ça pour pouvoir me remettre au tricot! Merci infiniment pour cette aide précieuse!

  6. Alix dit :

    Merci pour ce super article. Je me suis retrouvée un peu perdue dans ma mercerie pour choisir la laine pour mon trendy châle… que je tricote bien sûr en continental avec des aiguilles circulaires 😉
    Merci de prendre le temps de guider les débutantes comme moi !

  7. Evepoisplume dit :

    Alors, franchement, c’est le top du top. Avec le temps, je commence à tout comprendre mais la recap que tu fais est vraiment Super claire et complète. Cet article va devenir un indispenble à lire. J’aurais voulu en lire un comme celui-ci plus tôt. Merci et bravo

  8. Bénédicte (Louanje) dit :

    Un grand merci pour le temps que tu as dû consacrer à la rédaction de cet article!!
    Et un grand bravo pour la clarté de tes explications!!! Je pense avoir tout en tête maintenant pour mes futurs achats de laine.!

  9. fifine51 dit :

    Un immense merci pour ce superbe article sur les types de laines !
    Il est super clair et va bien m’orienter dans mes futurs achats de laine 🙂

  10. Najet sb dit :

    Merci pour ton article maintenant j’y vois plus clair et ton tableau récapitulatif est génial je vais l’imprimer comme ça je l’aurai sous la main. J’ai décider aussi d’investir dans des aiguilles hiya hiya tu m’a convaincu car je pense aussi que quand on a du bon matériel ça facilite largement le travail. En tout cas merci beaucoup pour le temps que tu prends pour nous expliquer les choses. Je trouve que c’est de plus en plus rare sur les autres blogs. Bonne journée et au plaisir de te lire.

  11. Chantico dit :

    Bonjour et merci pour ce post.
    Tes vidéos sont instructives et passionnantes, je n’avais pas tricoté depuis des années et depuis leur visionnage et me suis remise au tricot et à la méthode continentale avec les aiguilles circulaires, qui me convient parfaitement car je coinçais une aiguille sous mon bras (quel soulagement).

    J’ai une question :
    Utilises tu la méthode continentale pout tous tes ouvrages ou seulement pour le jersey et le point mousse ????
    Bonne continuation et encore merci !

  12. Marion dit :

    Merci Lise pour ton article très complet!! J’ai démarré le tricot il y a peu et j’avoue être souvent perdu dans le choix de la laine. Ce que je trouve également très compliqué c’est l’assemblage final des pièces. Mes coutures invisibles ne le sont clairement jamais^^ Donc si l’envie t’en prend je vote pour un prochain tutoriel (vidéo??) sur la réalisation des coutures au tricot!! J’ai appris la méthode continentale grâce à toi alors je sais que tu es toujours très claire ce qui est un véritable bonheur. J’en profite pour te remercier pour tout cet investissement dans ton blog qui est vraiment d’une très grande qualité.

    • lisetailor dit :

      Salut Marion, Merci pour ton message si gentil. Je ne vais hélas pas etre en mesure de t’aider pour les coutures car je n’en réalisé jamais. Je ne tricote que des modèles en rond, sans couture. Il m’arrive uniquement de faire du grafting de temps en temps. Je détestais les coutures et je suis bien contente d’en être débarrassée. 🙂

  13. Aline dit :

    Et bien alors là, Lise, tu me scotche.
    J’ai fait partie de celle qui te demandais des détails sur la laine, mais après première lecture, tu pourrais à mon avis donner des cours à certaines vendeuses soit disant spécialisées !!!
    Explications claires, avec des exemples concrets.
    Bravo !!!

  14. Knit and Knot dit :

    Bravo pour cet article super clair et complet, j’ajouterais juste 2 commentaires :
    > Contrairement à ce que l’on pourrait penser le baby aplaca n’est pas du poil de bébé alpaga mais des fibres sélectionnées pour leur finesse (diamètre du poil en microns) et qui sont donc naturellement plus douces.
    > Pour moi en plus de l’échantillon il y a aussi un vrai warning à faire pour les débutantes sur la différence de tension d’une tricoteuse à l’autre. Depuis que je tricote en méthode continentale je tricote super lâche, et je descends quasi systématiquement d’une demi taille voire d’une taille d’aiguilles par rapport au modèle. Ce n’est pas parce qu’une copine ou une étiquette de pelote conseillent de tricoter une laine en 4,5mm qu’il faut suivre à tout prix, car chaque tricoteuse est unique, et ça les débutantes ont du mal à le comprendre (ça complique les choix de laine, il faut racheter des aiguilles au départ et ça peut être un peu décourageant !)
    Bref chacune doit faire son petit apprentissage, c’est en forgeant qu’on devient forgeron 🙂

    • lisetailor dit :

      Hello, on me l’a déjà fait remarque pour le baby alpaga. Je ne savais pas. Il faut que le modifie quelques petites choses dans l’article mais je n’ai pas encore eu le temps de la faire. C’est dans ma to do list. Merci pour ton message !! Bises

  15. Missjuju13 dit :

    Un grand merci pour ton article. J’ai trouvé tes explications très claires et détaillées. Cela va beaucoup m’aider. AH oui génial ton tableau récapitulatif que je vais imprimer pour l’avoir avec moi pour m’y référer régulièrement. Je te remercie beaucoup pour ton implication pour ton blog à nous fournir toujours de magnifiques articles et de très jolies photos . Je me régale en regardant tes podcasts.
    Bonne journée

  16. Triple L de Mag dit :

    Merci beaucoup pour ton article vraiment complet !
    J’ai acheté 3 écheveaux de mérino fingering single. Je pensais à la base faire un gilet ou pull avec. Est-ce que tu penses que c’est risqué avec de la single ? Vu qu’elle a tendance à boulocher et qu’elle est plus fragile. Au pire, je me rabattrai sur un châle (enfin un grand châle car 3 écheveaux….)
    Merci de ton retour !

  17. Bryczman emmanuelle dit :

    Merci Lise, j y vois enfin plus clair ! Je me remets au tricot après 15 ans d abstinence 🙂 et je suis impressionnée par le choix merveilleux qui existe maintenant tant en modèles qu en laines ( sans parler des fameuses aiguilles circulaires ). Bref j étais un peu perdue et ton article m a bien aidé. En ce qui concerne les modèles je vois qu il y a maintenant beaucoup de top down sans couture. Est ce plus facile que les modèles anciens ? Quels sont les particularités ? Enfin dernière question, as tu des conseils pour le blocage de l ouvrage ? Merci encore et bon dimanche !

    • lisetailor dit :

      Coucou Emmanuelle, Merci pour ton message. Tu trouveras pas mal de réponse dans l’article que j’avais fait sur « comment démarrer au tricot » (rubrique tutoriels). Je prévois un article dédié au blocage prochainement. Sinon, pour les pulls top down, l’avantage est de pouvoir les essayer au fur et à mesure (contrairement au bottom up). Bises

  18. Marie Glowing Yogini dit :

    Bonjour Lise,
    merci pour cet article passionnant ! Cependant, j’ai toujours du mal à comprendre la différence entre pois de la laine et taille d’aiguilles/échantillon.
    Par exemple, j’ai une laine classée DK sur Ravelry, mais la taille d’aiguilles recommandée est 3,5. Ce qui correspond à la taille pour un pull que je veux (re)tricoter mais pour lequel de la fingering est conseillée. Je n’ai pas encore tricoté mon échantillon mais celui de la laine et celui du pull correspondent à peu près. Du coup, est-ce que ma laine « trop lourde » qui se tricote pourtant dans la même taille peut convenir ? Comment cela va-t-il impacter le métrage ?
    J’ai souvent ce genre de problème, notamment parce que j’aime bien tricoter des « gros » fils avec des aiguilles « trop petites », et j’ai tendance à me fier à l’échantillon plus qu’au poids de la laine. Pour l’instant je n’ai pas eu de cata et les résultats me plaisent bien (sauf la fois où je me suis plantée en calculant mon échantillon, mais le résultat est quand-même portable).
    Qu’est-ce que tu me conseilles ? Pourquoi toi tu attaches autant d’importance à la catégorie ?
    Merci pour tes éclaircissements et à bientôt !

  19. Martine dit :

    Merci beaucoup pour cet article que je vais placer immédiatement en favoris car je sais que je vais avoir besoin d’y revenir souvent !
    As tu déjà essayé de tricoter de la lace 2 ply en double ? Le rendu est il le même qu’avec une 4 ply fingering ?

  20. Bérengère dit :

    Bonjour Lise,
    Je découvre ton article… cela fait quelques podcasts que je regarde en me disant « mais qu’est ce que c’est que cette histoire de fingering ou de DK?? » sont-ce des marques??!!
    Donc oui, je rejoins pas mal de commentaires précédents, tout s’éclaircit à la lecture de ton article.
    Même mieux, je vais pouvoir aller armée rendre une visite à un magasin de laine pour choisir mon projet pour cet été hors boutique Phildar 🙂

  21. Amelie dit :

    Bonjour Lise,
    Je découvre ton blog, merci pour tous ces articles super clairs, notamment pour celles comme moi qui se remettent au tricot après plus de 10 ans: j’ai passé ma soirée à explorer Ravelry et prépare déjà ma commande d’aiguilles circulaires
    Une question suite à cet article hyper clair sur la laine: est ce que tu as prévu de faire une liste de tes marques de laine préférées? J’en ai notées quelques unes au détour des articles, mais j’avoue qu’un article sur le sujet m’aiderait grandement à m’y retrouver dans la jungle des vendeurs qu’on peut trouver online…
    Merci!

    • lisetailor dit :

      Coucou Amélie, merci pour ton si gentil message. Je n’ai jamais fait d’inventaire de marques préférées car c’est très subjectif et sujet à changement. Je présente les marques que j’aime quand j’utilise leurs produits. Je ferai peut-être un jour une liste mais je t’avoue que ce ne sont pas les articles les plus funs à rédiger. 🙂 Bises

  22. Béatrice dit :

    Bonjour Lise,

    Merci d’avoir rédigé/fabriqué un blog si intéressant et instructif.
    Je tricote depuis plus de 50 ans… et est-ce par ce qu’on a souvent le tort de dire : c’était mieux autrefois, je trouve que les laines mérinos superwash pour bébé ne sont pas suffisamment « retordues » et que les brins se séparent trop facilement. Pourriez-vous me conseiller une marque qui ne présente pas ce défaut ?
    Avec tous mes plus vifs remerciements.
    Cordialement,
    Béatrice

    • lisetailor dit :

      Bonjour Béatrice, merci beaucoup pour ton si gentil message. Pour bébé, je suis archi fan de la Wooly de DMC. C’est très subjectif bien sûr mais c’est la seule que j’utilise pour le moment pour mon futur bébé. Toutefois, je ne sais pas comment elle vieillit, ne l’ayant pas encore lavée de façon intensive. ça viendra bientôt. 🙂 En espérant vous avoir aidée. Bises. Lise

      • Béatrice dit :

        Bonjour Lise,
        Mille mercis pour avoir répondu si rapidement à ma petite question. Je vais de ce pas commander la Wooly de DMC et espère que je ne devrai pas avoir les yeux rivés sur mon tricot en permanence . Je tricote en regardant la télévision et n’ai jamais eu ce problème de brins de laine qui se séparent aussi facilement… il faut dire que je tricotais jusqu’il y a quelques années, la laine douce de Petit Faune -50% coton 50% laine très douce- qui était une merveille car les brins ne pouvaient pas se séparer. Malheureusement la filature qui produisait ce fil a disparu, ainsi que le magasin Petit Faune.
        Encore merci pour votre aide.
        Bises
        Béatrice

  23. Carole L. dit :

    Mille fois merci infiniment pour cet article très utile. Tout y est bien expliqué et clair. Ferai-je enfin moins d’erreurs lors de mes prochains ouvrages et maintenant je tricote mon échantillon !!!

  24. Michèle de Carvalho dit :

    Bonjour lise je viens de faire ta connaissance par le biais d’autres blogueuses et je trouve ton article super intéressant merci pour toutes ces précision qui vont beaucoup m’aider et merci pour ce partage !!! Je vais te suivre avec attention !!!!

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